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L'album du mois
KΔVINϟKY – Outrun

Si vous avez aimé la musique des années 80, je ne parle pas ici «Des démons de minuit», de «The final countdown» ou encore de «Besoin de rien, envie de toi», mais plutôt de la culture 8-bit et Midi qui a embelli cette décennie des premiers vrais jeux vidéos, si la nostalgie vous prend aux tripes lorsque vous tombez sur un manga style Dragon Ball, Nicky Larson voir Ken le survivant à la télé, ou si vous aimez simplement les bonnes vieilles histoires de bagnoles comme celles écrites par Stephen King, alors ce premier disque Outrun de Kavinsky est fait pour vous!

Par MWR, le - Ed. 17

Réalisé: 25 février 2013
Durée: 69:43
Label: Record Makers
Produit par: Guy-Manuel de Homem-Christo & SebastiAn 
Site: 

Kavinsky, alias Vincent Belorgey, est un artiste accompli. Acteur de cinéma, il joue pour bon nombre de productions très décalées, notamment pour les clips de Benjamin Diamond, Mr. Oizo et Sebastien Tellier. Il est aussi excellent dans le film «Steak» de Quentin Dupieux (qui n’est personne d’autre que Mr. Oizo) ainsi que dans bien d’autres longs métrages. Musicien, il compose depuis peu du gros son à la French Touch au même titre que Daft Punk, SebastiAn ou Justice. Son pseudonyme fait référence à toute une mise en scène, à toute une histoire, à un personnage à son image dont le destin va être changé par une étrange Ferrari Testarossa aux pouvoirs mystiques. Lors d’un crash en 1986, ils ne vont faire qu’un pour renaître en 2006 sous la forme d’un duo composé de cette mythique voiture rouge et invincible et d’un zombie créateur de musique électronique. Tout cela est à apprécier dans trois de ses clips, c’est quand même plus sympa en image.

Outrun est un album a double tranchant, soit vous êtes déjà fan et vous serez donc un peu déçu que cinq titres sur treize ont déjà vu le jour sur ses premiers EPs, soit vous découvrez et serez simplement content d’écouter cette œuvre entière avec une oreille toute neuve. D’abord très peu connu, Kavinsky multiplie les apparitions sonores qui vont le propulser au-devant de la scène musicale comme avec «Nightcall» sur la BO de Drive en 2011 ou encore «Odd Look» pour une pub de BWMi en 2012, titres présents sur ce nouvel opus. Du fait que beaucoup de bons morceaux sont parus avant ces événements, on comprend mieux son désir d’en rééditer quelques un afin de les partager avec son nouveau public.

Musicalement, c’est électronique, c’est du synthé vintage saupoudré parfois de bons vieux solos de guitare et agrémenté de «poum tchak» des plus convaincant. C’est un mélange d’arpèges et de mélodies sombres, froides et électriques comme le vent et la foudre à l’arrivée d’un beau gros et puissant orage. C’est du son rétro qui ne laisse personne indifférent. C’est nouveau même si cela a déjà été entendu, et c’est ce qui fait la force de Kavinsky car, en l’espace d’un album, il concentre 10 ans de musique liftée à la sauce actuelle. C’est une bande originale de film sans les images parce que tous ceux qui ont traversé cette décennie les ont au fond de leur tête en tant que souvenirs de séries télévisés et de jeux vidéos cultes. C’est bien pour cela que ça plaît et que ça fait un tel effet.

Vraiment, cet album est bon dès la première seconde et jusqu’à dernière. Sans fioritures ni compromis, c’est franc et direct. De plus, aux dernières nouvelles, Kavinsky va animer une radio dédiée au son électronique dans l’imminent Grand Theft Auto V nommée «Nightride FM». C’est dire s’il faut rester attentif aux moindres faits et gestes de cet artiste incroyable.


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