Schnee-Töff
Grandval, la dernière descente d’un symbole jurassien

Dans la région, il suffisait de prononcer «téléski» pour sentir la promesse de l’hiver frissonner dans l'air et voir les regards s’illuminer. Dans ce coin de Jura bernois, la remontée du Grand Val n’était pas seulement une installation mécanique, c’était un personnage à part entière, avec ses grimpées vertigineuses, ses descentes hors-piste jusqu'à la Croix Blanche, ses hivers capricieux, ses sauvetages in extremis et ses soirées qui finissaient en rires gelés sur les pistes. En 2024, l’histoire s’achève officiellement. Mais dans les mémoires, la «Parsenn jurassienne» a encore de beaux jours devant elle.

Par Stéphane Geiser, le 12.01.2025 - Ed. 360

Tu sais skier à Grandval, tu skies partout!

  • Remontées mécaniques: 2
  • Km de pistes: 13 km
  • Nombres de pistes: 5
  • Snowpark: 1
  • Bikepark: o (dommage…)
  • Altitude de départ: 950 m
  • Altitude d’arrivée: 1260 m
  • Dénivelé: 300 m
  • Longueur (du téléski principal): 1000 m

À votre arrivée à Crémines, tournez à droite, montez le Graitery, montez encore.. encore.. encore.. voilà vous y êtes! Géré par un groupe d’amis et de bénévoles, ce petit téléski de moyenne montagne offre un cadre idyllique pour s’amuser dans la poudreuse. Cinq pistes de difficultés différentes garantissent plaisir et sensations, tant pour les skieurs moyens que pour les sportifs chevronnés qui s’en donnent à cœur joie dans les forêts escarpées. De plus, pour les adeptes de freestyle, un snowpark de qualité a été aménagé près du téléski. Les plus petits peuvent profiter du babylift, juste à côté de la buvette.

Une histoire marquante

En 1953, le Ski-Club Grandval a l’idée de faire construire un téléski au Montrembert. Le 26 juin 1954, l’assemblée bourgeoise accorde une concession pour sa réalisation, et celui-ci est inauguré le 7 janvier 1956. Le téléski voit alors le jour avec un départ au lieu-dit «Plein Journal», dont on voit encore le pylône de départ, pour ensuite traverser «Sur les Rives» et grimper le béquet du «Pré Guérin», anciennement «Les Tronchats». Un téléski plus moderne est ensuite érigé en 1967, au lieu-dit «Les Places», sous la direction de la société Téléski du Grand Val SA.

À l’époque, la neige était abondante et des courses de ski s’organisaient régulièrement. L’endroit s’y prêtait parfaitement et attirait de nombreux touristes. De magnifiques saisons ont laissé des souvenirs impérissables dans les mémoires. Encore aujourd’hui, les citoyens locaux partagent leurs anecdotes avec nostalgie. Mais tout à une fin et voilà qu’en raison du manque de neige de plus en plus fréquent, le téléski devient sérieusement menacé. Beaucoup de personnes ont tenté de le sauver avec différentes actions et projets, mais en vain. En 2022, le téléski cesse son activité avant de fermer définitivement en 2024.

1956, inauguration du premier téléski de Grandval

Le téléski de Grandval, d’une longueur de 1200 mètres, avec une dénivellation de 350 m., environ, est exploité par la maison Steulet frères de Rossemaison et a été construit par la fabrique G. Muller de Dietikon. Il est actionné par un moteur Diesel de 75 CV. Profitant de l’arrivée de la neige, les propriétaires du téléski de Grandval ont procédé à l’inauguration de celui-ci, situé sur les belles pentes du Montrembert — la «Parsenn» jurassienne! Cette inauguration se fit au chalet du Ski-Club de Grandval, situé en-dessous de l’arrivée du téléski. Comme il sied en pareille occasion, quelques discours furent prononcés, M. le pasteur Krieg, pasteur de la paroisse de Grandval, fut le premier à apporter aux frères Steulet les félicitations de toute la population ainsi que ses vœux de succès.

Il ne manqua pas, en terminant, de faire un rapprochement entre ce téléski, qui emmène le skieur à une altitude propice pour son sport, et l’âme du chrétien, qui, doit s’élever aussi. Puis M. Marcel Wisard, maire. de la localité, et M. Ch. Wisard, conseiller de bourgeoisie, apportèrent les encouragements de leurs autorités, qui ont grandement facilité le travail persévérant de la maison Steulet. Signalons que M. Joseph Georges, guide d’Evolène, tint également à féliciter les propriétaires du téléski, qui peut rivaliser avec tous ceux de nos grandes stations. Enfin, dans l’ambiance intime créée par le chalet, M. Piquerez, le «maire de l’Envers», et M. J.-P. Bessire, instituteur, au nom du Ski-Club de Grandval, terminèrent la série des discours officiels. Il faut espérer que le télé-ski de Grandval deviendra le rendez-vous préféré des skieurs, car il se trouve dans une contrée merveilleuse.

1967, un nouveau téléski dans le Jura

A quelques jours de la mise en service du nouveau téléski du Grand Val, les responsables invitaient la presse à une visite des lieux. Ce fut l’occasion pour chacun de se rendre compte de l’importance des travaux accomplis, aussi bien dans l’aménagement des chemins d’accès que dans celui des places de parc, qui sont à proximité même de la station de départ. Cette dernière se trouve à 950 mètres d’altitude alors que l’arrivée se trouve à 1260 mètres. La dénivellation est donc de 300 m. sur une distance d’un kilomètre.

Deux équipes de quatre personnes assurent la bonne marche des installations et la police des parcs, alors que 18 patrouilleurs se relayeront pour contrôler les 13 km. de pistes qui sont signalisées et balisées selon selon les indications de la Fédération suisse de ski. Ces patrouilleurs disposent en outre de trois luges et d’un matériel moderne, pour secourir, cas échéant, les skieurs en difficulté. Relevons également qu’une installation téléphonique entre le départ et l’arrivée est appelée à rendre maints services. Une bonne nouvelle également, en cas d’enneigement suffisant, le téléski fonctionnera tous les après-midi de la semaine et samedi et dimanche toute la journée. Pour les personnes ne disposant pas d’un véhicule à moteur, un service de car depuis Moutier, avec arrêt Sous-la-Rive, Grandval et Crémines, permettra d’atteindre sans effort la station de départ du téléski. En conclusion, il ne reste plus qu’à attendre la mise en service imminente de cette nouvelle remontée mécanique, qui sera inaugurée officiellement en janvier prochain.

1972, de grands travaux

Le téléski de Grandval en est à sa cinquième saison. Bien que l’hiver dernier ait valu à la société anonyme qui l’exploite un déficit dû aux mauvaises conditions d’enneigement, il n’en a pas moins été décidé de procéder à l’électrification de la station et au remplacement complet de l’installation Diesel de la remontée principale. Par ce nouvel investissement, les actionnaires étaient désireux de doubler le débit, le faisant passer de 500 à 1000 personnes à l’heure, tout en luttant contre la pollution de l’air et le bruit. Cette modernisation vise également à une rationalisation non négligeable.

Le coût des travaux actuellement en voie d’achèvement s’élève à 3000’000 francs. L’acquisition d’un nouvel enrouleur évitera les départs trop brusques. En outre, la piste de remontée a été modifiée, ce qui ne manquera pas de faciliter grandement les transports. La nouvelle piste, également corrigée et parfaitement balisée, mesure 13 kilomètres. Elle se double d’une piste éclairée et de deux minitéléskis. La buvette a été abandonnée pour faire place à un restaurant de 140 places chauffé électriquement. De plus, les conditions d’hébergement se trouvent développées à la suite de la transformation du chalet du Ski-Club de Grandval — qui est dorénavant doté de douches — et de celui d’Eschert.

Dès cet hiver, quelque 150 personnes pourront trouver à se loger aux abords immédiats du téléski qui, partant d’une altitude de 925 mètres, s’élève à 1225 mètres. Il faut encore signaler que toutes ces installations se doublent d’une école pour le ski, le miniski, le fond et la randonnée. Douze instructeurs diplômés sont à disposition des sportifs le mercredi et les week-ends. Au programme de la saison qui s’ouvre figure une traversée de tout le Jura au cours d’une semaine de ski de fond. Enfin, il faut encore relever que l’électrification de la station du téléski a permis l’amenée de l’électricité dans différentes fermes de la région ce qui fait que, d’une pierre, on a fait deux coups.

1981, premier plan de sauvetage

1979, Le téléski du Grand-Val lance un SOS, la société connaît actuellement de graves soucis financiers après plusieurs saisons hivernales catastrophiques. Les saisons des années 1974, 1975, 1976 ont été très mauvaises. En 1977, ce fut plus favorable, les conditions d’enneigement étant bonnes. L’installation a pu être exploitée durant 65 journées. On se mit donc à espérer, les bonnes recettes réalisées permirent d’éponger le déficit des dernières années et d’amortir les investissements qui s’étaient montés à 1’200’000 francs. Les responsables des installations avaient décidé de lancer, la saison dernière, une campagne d’abonnements. Ils ont amélioré considérablement les pistes qui ont été nettoyées balisées. Des tonnes de paille ont été réparties sur les chemins et les passages caillouteux. Or, nouvelle saison catastrophique. Actuellement, la société est en difficulté financière. Il faut trouver une solution, sinon c’est la faillite. A cet effet, il a été décidé de demander l ‘aide des communes avoisinantes. Une délégation de la société a rencontré des représentants des communes, dans le but de faire part des difficultés rencontrées par la société pour la poursuite de l’exploitation du téléski. Aucune décision n’a pour l’instant été prise. Il faut simplement espérer que les communes de la région répondent à cet SOS, et qu’une solution soit trouvée pour sauver l’exploitation de ces installations qui sont sans conteste d’utilité publique.

Alors qu’aujourd’hui (23.12.81) démarre véritablement la saison de ski à la station de Grandval, près de Moutier, une commission se préoccupe d’assainir les finances de la société propriétaire des installations pour sauver le Téléski du Grand Val SA de la faillite. L’opération sera menée en plusieurs étapes. Dans un premier temps on s’occupe des créanciers, puis l’on procédera à une baisse du capital-actions et enfin l’on retrouvera de l’argent neuf pour reconstituer un nouveau capital. «C’est ça ou la faillite», a-t-on dit hier lors d’une conférence de presse tenue à Crémines par MM. Charles Wisard et Raymond Forster, deux responsables de la société. Construite en 1967 et ouverte en 1968, la station de Grandval connaît depuis quelques années des difficultés financières. De mauvaises saisons successives après avoir consenti d’importants investissements sont les raisons de cette situation. En effet , il y a quel- que cinq années, l’ancienne installation de remontée – qui fonctionnait au mazout avec une capacité de 400 personnes à l’heure – a été remplacée. Un investissement de 600.000 fr. a permis la construction d’une nouvelle installation électrifiée. Mais il fallut aussi amener le courant électrique de la vallée, d’où des frais importants. Les solutions mises en place ont porté leurs fruits. Le téléski sera sauvé.

1992, jubilaire du téléski

Il y a 25 ans, à l’occasion des championnats jurassiens de ski alpin, la Société du téléski voyait le jour. De nombreuses personnes ont œuvré à cette réalisation. Il y a un quart de siècle qu’est née l’idée d’un téléski dans la région prévôtoise. Cela se passait en hiver 1967. Le Giron jurassien de ski avait en effet confié au groupement des ski-clubs prévôtois l’organisation des 40e championnats jurassiens de ski, disciplines alpines. Il y avait alors neuf ans que de tels championnats n’avaient plus été organisés en Prévôté, soit depuis 1958. Les amateurs de ski de la région se souviennent de l’enthousiasme qui régnait au sein des cinq ski-clubs prévôtois, à savoir ceux de Moutier, Perrefitte, Eschert, Grandval et Crémines, responsables de ces joutes. Elles se déroulèrent sur des pentes se prêtant admirablement à la pratique du ski de compétition.

Premier comité Ce fut le départ de la Société du téléski. Le comité d’organisation de ces 40e championnats jurassiens était formé d’Henri Pagnard, président, Joseph Pauli, vice-président, Paul Gobat et Josette Koenig, secrétaires, Raymond Forster, finances, Charles Wisard, réception, Roger Maurer, logement, Louis Meier, presse, alors qu’Odon Rebetez, pour Oméga, assurait le chronométrage et que la société des samaritains de* Moutier était déjà sur la brèche pour le service de santé. On trouvait déjà à l’œuvre, au sein de la commission de direction des courses, l’ancien maire de Belprahon, Gérard Sauvain, Gérard Ruch et Otto Leuenberger, qui se dévouèrent par la suite beaucoup pour le téléski, ainsi que Jean Koenig, ancien maire de Perrefitte, Pierre-André Tüscher, de Crémines, le coureur à pied Denis Zahnd, de Grandval, et Francis Greppin, d’Eschert.

Les années 2000

Les temps deviennent sérieusement compliqué, la neige se fait de plus en plus rare. Depuis maintenant plusieurs années, on ouvre qu’une dizaine de jours. En 2010 le téléski pète un câble, il ne répond plus aux exigences requises, c’est la très mauvaise surprise. Raymond Forster, président du conseil d’administration de la société du téléski du Grand Val, cherche de l’argent (CHF 60’000.–). Il est décidé de poursuivre les activités du téléski, beaucoup d’argent et d’énergie ont été dépensés durant les 20 premières années de son existence, ça serait dommage de tout arrêter, d’autant plus qu’il y a quand même des ouvertures presque chaque hiver, certes moins nombreuses. Finalement, en 2011, on trouve les fonds pour changer le câble. Un regain d’engouement voit le jour, mais le manque de neige aura le dessus. Les caisses se vident. En 2011 et 2012 il était organisé des Contest Freestyle afin d’attirer du monde dans un autre registre et surtout pour renflouer les caisses. Les anciens du téléski avaient demandé aux jeunes de les aider, et le Contest FreeStyle voyait le jour. Un grand succès.

En 2016, et pourquoi pas un téléski en été?

Un groupe d’amis, réuni à l’initiative de Stéphane Geiser et de Jean-Pascal Wisard — dont certains avaient déjà de l’expérience dans l’organisation d’événements, notamment les deux-roues Electrochoc de la Fête de la Vieille à Moutier — s’est mobilisé pour tenter de sauver le téléski en y apportant des activités estivales et familiales.

En 2017 nous fêtions les 50 ans du téléski, il faut marquer le coup, et comme à accoutumée, il avait été pensé un premier projet de grande envergure, pour amener de grand sous. En effet, l’idée était aussi de rénover la buvette, qui n’était plus aux normes, et le chemin d’accès. Donc il fallait un certain budget. Ce projet consistait à un événement ponctuel, qui était une coupe de monde de vélo de descente (downhill).

Certes pas encore très connu dans notre région, mais l’arrivée massive du vélo enduro offrait une porte d’entrée. Aussi, de plus en plus de jeunes passionnés traçaient leur propres pistes «sauvage». La passion était là. Le vélo freeride allait peut-être devenir le ski de l’été. L’avenir nous le dira. Il s’agirait donc d’un premier événement qui permettrait d’acquérir une certaines notoriété et quelques fonds pour les rénovations de la buvette. De cette course en serait resté les pistes qui auraient pu être exploitées à l’année, comme des pistes «non sauvages». Un dossier très complet avait été réalisé, avec un un budget à CHF 500’000.–, et déjà toutes les pistes tracées par des pilotes professionnels, mais la candidature pour la Coupe du Monde 2018 n’a finalement pas été retenue par l’instance faîtière cycliste UCI (Union Cycliste Internationale). Il n’était finalement pas pensable d’avoir deux coupes du monde dans un seul pays comme la Suisse. Celle de Lenzereide conservait donc sa course. L’UCI proposait toutefois de s’orienter sur une manche suisse, mais le projet s’est finalement adapté différemment.

Un second projet a donc ensuite été proposé, avec quelque chose de plus familiale, comme des parcours dans les arbres, avec un Bikepark en parallèle et pourquoi pas une StrongMen organisée chaque année pour attirer un peu du monde là-haut, ou des jeux Intervalles ré-inventés, à la sauce Schnee-Töff. L’idée étant toujours de rendre ce secteur attractif en été, afin d’en conserver son téléski pour l’ouvrir quand la neige est là. Il n’était pas forcément question d’adapter le téléski pour les activités d’été, mais plutôt de créer une zone attractive, avec la buvette.

En 2019, nouvelle tentative

Les premiers projets n’ayant toujours pas rencontré le succès escompté, une nouvelle génération tente le coup, avec le soutien des anciens. Première intervention, transformer la SA en Fondation. Petite stratégie pour tenter d’obtenir plus facilement de l’aide financière. Et c’est ce qui arrive avec une chance incroyable. Une fondation soleuroise était prête à grandement investir pour la rénovation de la buvette. Avec cette aide, il devenait réaliste de développer les activités d’été eco-responsables qui était prévues, mais qui devaient encore être clairement définies. Mais au vu du peu d’ambition des propriétaires du terrain, le projet peinait à se finaliser.

Au final, et encore une fois, les propriétaires du terrain s’opposent et refusent de développer cette zone. Ils favorisent l’estivage des vaches et c’est leur choix, mais aujourd’hui ce téléski va coûter au propriétaire plus de CHF 180’000.– pour le démanteler. N’aurait-il pas fallu ouvrir le dialogue et pourquoi pas trouver des solutions plus appropriées? Nous ne le saurons jamais. Quoiqu’il en soit, c’est la fin qui sonne. En 2022 c’est l’arrêt définitif du téléski. En 2024 une vente aux enchères est organisées pour liquider tout le matériel présent au téléski et la buvette. Il est temps maintenant de démonter tout ça, et d’éviter que la nature soit polluée par cette vieille carcasse huileuse.

Conclusion

Ce qu’on retient c’est qu’il y a toujours eu des gens très motivés à dynamiser la région, mais il y a aussi toujours eu des opposants qui mettent des bâtons dans les roues, comme partout, et cela épuise au final. Le grand soucis ici, c’est que l’argument ne tient pas la route et beaucoup d’argent va devoir être encore une fois lapidé bêtement. Quoiqu’il en soit, le téléski de Grandval reste un symbole de la solidarité et de la passion des habitants pour leur région. Bien qu’il ne soit plus en activité, son histoire rappelle l’importance de préserver et d’animer les espaces ruraux pour les générations futures. Elle rappelle aussi un tas de souvenirs à de nombreuses générations de toute une région.

Les anecdotes pleuvent et font parfois lâcher une larme. Ici on a tous un truc à raconter avec ce téléski. Mais surtout on aime dire: j’ai appris à skier ici, ou, si tu sais skier à Grandval, tu skies partout! Tout un symbole. Nul n’oubliera les descentes jusqu’aux villages, en mode freeride, après 1 ou 2 SchneeTöff de la buvette. Et gamins c’était l’attente du ramassage du bus les mercredi après-midi, qui nous amenait là-haut, avant de redescendre à ski dans les pâturages jusqu’aux villages. Au restaurant de la Croix Blanche à Crémines, tu pouvais voir un paquet de ski appuyés contre le mur, car c’était l’après-ski obligatoire. Les Suisses-Allemands repartaient en train, toujours un peu schnaps.

Articles de presse:

  1. 2012: https://www.youtube.com/watch?v=8DPicAx9J1o (ça skie bien cette saison)
  2. 2013: http://lepetitjurassien.ch/article/tout-schuss
  3. 2019: https://www.facebook.com/watch/?v=2476837299251832
  4. 2019: https://www.facebook.com/watch/?v=598166494275101
  5. 2019: https://www.canalalpha.ch/play/le-journal/topic/14500/le-teleski-du-grand-val-un-spot-rare-mais-bon
  6. 2020: https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20201006-Le-teleski-de-Grandval-veut-y-croire.html
  7. 2021: https://www.rjb.ch/rjb/Actualite/Region/20210608-Le-teleski-de-Grandval-toujours-menace.html
  8. 2021: https://www.youtube.com/watch?v=fMpyJScS2aw
  9. 2022: https://www.youtube.com/watch?v=diLOCTyEa5E
  10. 2023: https://www.youtube.com/watch?v=-Gy3l3nQIqo

Dates clés:

  • 22 mai 1949: inauguration du Chalet du Ski-Club de Grandval au Montrembert
  • 3 février 1952: organisation du Slalom géant du Grand Val
  • 26 juin 1954: l’assemblée bourgeoise accorde une concession pour un skilift au Montrembert
  • 7 janvier 1956: inauguration du 1er téléski (Montrembert)
  • 22 janvier 1967: Championnat jurassien de ski
  • 21 octobre 1967: nouveau téléski plus moderne et création de la société Grand Val SA (l’ancien téléski avait dû être donné à Chasseral pour assurer l’essor touristique de la région)
  • 1968: lancement du téléski
  • 1969: achat d’une dameuse ce qui a contribué à réduire le nombre d’accident et ouverture d’une buvette 80 places – Cette année il y a eu 100 jours de ski et deux écoles vont voir le jour, pour le ski des petits et pour le ski de fond
  • 1970: l’école de miniski voit le jour. Il s’agit de la première école de Suisse romande (et la 2e de Suisse)
  • 1972: grands travaux de rénovation (malgré le peu de neige la saison dernière: 1971)
  • 1973-74-75-76: des saisons difficiles, peu de neige (en 77 il y eu 65 jours d’ouverture)
  • 1979: avenir incertain pour le téléski (problème d’argent)
  • 1981: au bord de la faillite – Plan de sauvetage – Plan d’assainissement
  • 1982: sauvé de la faillite
  • 1988-89-90: téléski fermé, pas de neige (en 1991, 15 jours d’ouverture)
  • 1992: jubilé (25 ans)
  • 2002: Téléski menacé, faute d’enneigement
  • 2011: réussite pour l’opération de récolte de fonds pour sauvetage du téléski (nouveau câble)
  • 2011 et 2012: XTrem Grandval

Opération sauvetage:

  • 2016: lancement d’un projet d’une Coupe du Monde de downhill avec intégration d’un bikepark et rénovation de la buvette – Préparation du 50e anniversaire (2017)
  • 2017: lancement d’un projet d’une course Strongman, avec intégration d’un bikepark et rénovation de la buvette
  • 2019: réunion importante: Boîte à Idées des Amis du Téléski
  • 2019: sauvetage de justesse pour 1 année grâce à des dons
  • 2020: transformation de la SA en Fondation pour faciliter l’obtention de subventions et de dons
  • 2020: lancement d’un projet de rénovation de la buvette et de diverses activités estivales ecoresponsables
  • 2022: arrêt définitif du téléski
  • 2024: dissolution (il reste plus qu’à démonter, mais ça à un coût: estimation à 200’000.–)

Liens:

  1. Ski-Club Grandval
  2. Crémines
  3. Chronologie jurassienne
  4. E-Newspaper
  5. Mappe SwissTopo – Voyage dans le temps


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