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L'album du mois
Graveyard – Lights Out

Est-ce que tu as déjà reçu une semi-remorque dans la gueule? Un high-kick de Chuck Norris dans les dents peut-être? Voir une gifle avec un steak de 3kg derrière la nuque administré par un tailleur de pierre? Non? Moi non plus, mais je suis sûr que c'est l'effet que procure l'écoute de ce troisième opus du groupe suédois Graveyard à quiconque l'entend pour la première fois. J'en suis sûr et certain!

Par MWR, le - Ed. 15

Réalisé: 26 octobre 2012
Durée: 35:33
Label: Stranded Rekords/Nuclear Blast
Produit par: Don Alsterberg
Site: www.graveyardmusic.com

Graveyard en remet une couche après deux premier albums hors normes. Deux purs chefs-d’œuvre! Du vrai rock comme cela faisait longtemps qu’on en avait plus entendu, plus espéré. Le pire, c’est que ce n’est même pas violent. C’est un concentré de ce qui s’est fait de mieux dans les 60’s et 70’s, mais en mieux! Si vous êtes passés à côté de leurs débuts, je n’ai qu’un conseil à vous donner, achetez et vénérez toute la musique qu’ils produisent!

Avant de presser le bouton «play», on se demande: mais que va-t-il se passer? Suis-je prêt? Que nous ont-ils concocté cette fois? Est-il possible de faire mieux? Graveyard répond avec 35 minutes de musique d’une rare efficacité. C’est court, mais tellement intense. C’est largement suffisant pour nous en mettre plein les oreilles et dans le cas présent, nous rendre ivre et drogué à vie, comme si elles ne servaient plus à entendre mais à boire de pleins barils de whisky! Résultat, un acouphène permanant, car ce disque ne s’écoute pas à moins de 120dB. De plus, l’album commence avec des sons de sirènes, c’est dire s’ils nous avertissent dès le début. Neuf titres oscillant entre doses exagérées de stimulants, «balades» parfaites pour s’envoyer en l’air ou encore riffs et solos tous droit sortis de l’imagination acidifiée de Jimi Hendrix cloné avec celle plutôt obscure de Tony Iommi. Ce groupe est l’une des plus grosses claque qui m’a été donnée de recevoir ces dix dernières années. C’est à en chialer tellement c’est bon.

Il est clairement impossible de détailler chacun des titres, voir même d’en sélectionner une série pour en faire l’apogée. C’est un tout dont chaque élément se succède pour apporter sa dose de voix nasillarde, mais ample et cirarde, mélodieuse et puissante, ses mélanges de distorsion, dissonante mais claire, grasseusement grattée au plectre bien abimé. Cette couche de gras musicale, on la savoure à la petite cuillère. Une hymne au rock’n’roll, faite pour les dieux et par les dieux.

A savourer avec une bouteille de single malt. Attention, peut provoquer des crises d’épilepsie et les effets secondaires suivants peuvent aussi survenir: dépendance aiguë, excroissance au niveau des parties génitales, envie d’aller très vite, voir très très très vite sur la route, hurlements chroniques et plaques de peau dur sur les doigts pour ceux qui jouent de la guitare.


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