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Les aventures d’Emilie
«T’as-tu l’estomac dans les talons?! Tu veux-tu manger une poutine?»

«Allez manger une poutine à la Banquise», nous avait-on recommandé avant notre départ pour Montréal. Plusieurs choses ne jouaient pas dans cette phrase. Déjà le nom, as-tu le droit d’appeler un plat, supposé être mangeable, comme ça? Apparemment oui, car le plat était là avant. La Banquise? D’accord, c’est le Canada, mais quand même, au mois d’octobre déjà? Et l’été indien dans tout ça?!

Par EM, le - Ed. 31

Aussi indigeste que le président russe, mais de bien meilleur goût, la poutine est une des spécialités culinaires du Québec, née dans les régions rurales autour des années 1950. La recette traditionnelle est simple: des frites, sur lesquelles on ajoute du fromage en grain, puis le tout est recouvert d’une sauce brune. Valeur nutritive: 10’000 calories!

Nous avons souhaité tenter l’expérience dès notre premier jour sur place, en se disant: «Comme ça, si on aime, on pourra en remanger!». Douce illusion. La Banquise est un restaurant qui se trouve dans le quartier résidentiel du Plateau Mont-Royal, situé au nord du Vieux-Montréal. Le lieu est chaleureux, avec des murs en briques et une décoration haute en couleurs. Il s’agit apparemment de l’endroit n°1 en matière de poutine. La carte en propose d’ailleurs une trentaine, customisées à toutes les sauces. L’endroit est ouvert 24h/24, en cas de coup dur. On imagine facilement les jeunes du coin aller se faire une bonne poutine pour se tasser après une soirée arrosée.

Après avoir fait la queue pour avoir une table, le choix entre la petite ou la portion normale a vite été fait, à la vue des assiettes remplies à ras bord qui défilaient devant nous. D’ailleurs, à l’aspect, la poutine ressemble à ce qu’aurait pu servir les Soviétiques dans leurs camps de travail. Pas de folies au niveau du menu, pleins d’une excitante appréhension, nous avons opté pour «La Classique». Même si on avait sauté le petit déj’, on se voyait mal y rajouter du bacon, des merguez, du guacamole ou de la crème fraiche par-dessus le marché. Mais dans une bonne volonté de s’intégrer à la culture locale, on a pris une bière artisanale appelée «Coup de grisou» en accompagnement. Santé!

Verdict? Peut-être pas très appétissant au premier regard, mais pas si mal au goût une fois qu’on a réussi à extirper une bouchée des fils de fromage fondu. Je n’ai évidemment pas réussi à venir à bout de ma petite portion, mais je n’étais pas la seule. Un régiment de cosaques n’aurait sans doute pas fini la grande. Sans surprise, ma poutine m’est quand même resté tout l’après-midi sur l’estomac. Et même si l’expérience gastronomique était plutôt réussie, nous n’en avons finalement mangé qu’une seule!


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