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T'as tes spatz!?
La Coupe est pleine

Il existe beaucoup de trucs dont on aurait aimé connaître l’existence plus tôt… La part féminine du P’tit Ju prend ici l’initiative de présenter une invention – pas si récente – dont l’unique défaut réside en son absence de notoriété. Penchons nous donc sur la question écarlate de la «chose». Ou pour être plus précis, comment être grinche cinq jours par mois sans boucher les WC avec des tampax chérots et malsains.

Par GIN, le - Ed. 42

Jadis associées à la nouvelle lune et à la Sorcière noire, les menstruations se rèvelent être un vrai poison lorsque, de nos jours, il s’agit de s’en « protéger ». Le fait est qu’une femme utilise en moyenne entre 10’000 et 15’000 protections périodiques au cours de sa vie; à l’échelle suisse, cela représente 56 milliards de tampons jetés dans les poubelles. Problème: l’industrie des protections hygiéniques est l’une des plus polluantes au monde: recyclage impossible, utilisation massive, présence d’additifs, d’hydrocarbure, de fongicides, de bactéricides et de résidus de dioxines dans les produits… Et toutes ces merveilleuses substances en contact direct avec l’Origine du monde! Nous voilà bien loin des tampons en feuilles de papyrus ramollies de l’ancienne Egypte.

Tomber sous la coupe de Haas

S’inspirant du tampon chirurgical, le docteur Haas fit breveter en 1931 le premier tampon hygiénique. Mais personne ne voulait entendre parler de son invention. La bande hygiénique coulerait encore des jours heureux. Dépité, l’érudit inventeur vendit son brevet à une femme d’affaire allemande, qui dut se montrer extrêmement ingénieuse pour faire connaître le produit. Sa propagande prit la forme de jeunes femmes vêtues de blouses d’infirmières qui, à l’occasion de congrès médicaux, de foires médicales, mais aussi dans les écoles de filles, présentèrent ce nouveau produit. Succès devenu mondial.

C’est pourtant à la même époque, dans les années 30, que fut commercialisée la première coupe menstruelle (ou coupelle, Mooncup, cup) créée en 1867 aux Etats-Unis. Il s’agit d’un petit réceptacle en forme de cloche, le plus souvent en silicone, introduit àl’entrée du vagin qui récolte le flux au lieu de l’absorber. Invention qui n’a jamais connu la célébrité des tampons et ses copines les pattes à cul. Comment expliquer (mise à part une histoire de fric) que cette coupe, que l’on peut servir durant minimum 10 ans, d’un prix d’achat allant de 20 à 60 francs soit mis aux oubliettes au profit d’un produit fabriqué en masse, à usage unique, coûtant en moyenne 2500.– dans la vie d’une femme et nuisible à sa santé?  Sur le site de Tampax, la recommandation est inscrite en toutes lettres: «Vous pouvez essentiellement éliminer le risque de SCT (syndrome du choc toxique) lié aux règles en n’utilisant pas de tampons.» Les faits sont là, ces produits, dangereux de surcroît, ont fait leur temps et ne sont plus en phase avec une société qui revendique des produits sûrs, écologiques et confortables.  

Il y a loin de la coupe aux lèvres

La tendance adolescente à reproduire les habitudes maternelles sans autrement les remettre en question et se renseigner sur des alternatives ne facilite pas l’expérience de nouveaux produits « La mams utilise des Tampax, je vais utiliser des Tampax« . La publicité ensuite, réduite à néant en Suisse, doucement émergente en France (ça nous vient d’outre-Atlantique après tout). Mise à part une apparition croissante d’articles sur la cup, il n’y a que le bouche-à-oreille qui semble porter ses fruits  en matière de diffusion de l’information. 

À ce jour, il existe une cinquantaine de fabricants à travers le monde qui considèrent comme essentiel l’utilisation des meilleures matières pour la confection de leurs produits plutôt qu’un investissement massif dans des spots publicitaires. Les pharmacies prévôtoises n’en ont pas nécessairement en stock mais peuvent en fournir sur demande, renseignez-vous également auprès des magasins bio de la région.

Souhaitons que le récent scandale attestant de la présence de pesticides dans la majorité des protections féminines encourage les femmes à se tourner vers d’autres solutions, ou plus précisément vers l’anonyme, l’énigmatique, l’irrévélée, j’ai nommé, la coupe menstruelle!

Ayez les couilles bon sang!

L’essentiel  étant d’éveiller de l’intérêt pour la Cup, vous découvrirez qu’il y a infiniment de bonnes raisons  d’envisager ce changement (que nous n’allons pas autrement développer ici car, rassurez-vous, le P’tit Ju ne s’est pas transformé en forum d’astuces féminines), bien entendu si vous êtes hématophobe ou que vous reniez cette partie de votre corps, il n’y aura pas de miracle. Par contre, si vous faites partie des consciencieuses qui trient leurs déchets et qui aiment leur planète, si vous êtes scouts par exemple ou que vous essayer de faire un maximum à votre échelle écologiquement parlant ou simplement si vous êtes une personne pratique truffée de bon sens (parce que passer à la cup n’est pas synonyme de rejoindre une  communauté hippie), prenez l’initiative, renseignez-vous, parlez-en. C’est une invention intelligente. Soyez intelligente!  

 

Sachez messieurs que vous trouverez aussi des avantages à ce que votre douce moitié se tourne vers cette méthode, pensez simplement à lui offrir une casserole.

Armée de tout ton scepticisme ou si tu es une potentielle convertie, un site très complet sur le sujet: www.easycup.fr
… et des lectures supplémentaire par , ici, et !

Pour finir, un reportage ABE qui résume parfaitement le sujet.

 

 

via GIPHY


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