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L'ALLER-RETOUR
Backigrat, haut qui pique

Pour ce premier aller-retour de l’année, nous étions six intrépides petits jurassiens à braver les difficultés pour atteindre notre Everest: l’Oberdörferberg. Le soleil était au rendez-vous en ce dimanche du mois de janvier. Le froid, la neige et les montées aussi. Mais, à vaincre sans péril…

Par EM, le - Ed. 33

Point de départ/arrivée: la gare de Moutier
Kilomètres: 9.22
Altitude:
Temps de marche: 4h
Calories dépensées: 1’378
Itinéraire: « Moutier, le petit train rouge, St.-Joseph et tu montes à l’Oberdörferberg »
Difficulté: Facile/Moyen

 

L’aller

Départ de la gare de Moutier avec le petit train rouge jusqu’à St-Joseph (Gänsbrunnen). Là, nous prenons le sentier pédestre qui part juste après la gare, zigzaguant sur une pente abrupte le long des anciens bunkers. Pas d’échauffement: les mollets entrent directement dans le vif du sujet. La montée dure une bonne dizaine de minutes avant de parvenir à un faux plat montant. A un moment, une statue d’un aigle en bois se dresse à côté du sentier. Deux choix s’offrent:

  1. Continuer sur le chemin pédestre, indiqué en jaune
  2. Bifurquer à droite et prendre le sentier du Bakisgrat, indiqué par un petit panneau orange.

Tous les chemins mènent à Rome, ces deux-là mènent au point de vue de l’Oberdörferberg.

Nous avons opté pour la seconde option. Mes gambettes s’en souviennent. Et j’entends encore l’un des nôtres dire: «Y a une bonne grosse montée qui ne dure pas très longtemps, puis c’est une pente douce». Je n’ai jamais vu la pente douce. Rajoutez-y de la neige et la falaise à deux mètres, c’est le nez dans la pente que nous avons marché, parfois escaladé, durant une bonne heure. Même pas le droit de faire une pause: «Il y a un banc juste un peu plus haut», me disait la même ouaille. Jamais vu le banc.

Plus sérieusement, le Backigrat est le sentier des crêtes. Il est un peu plus dur et plus technique que le chemin pédestre. Toutefois, il offre quelques superbes panoramas. Le plaisir n’en est que plus grand lorqu’il débouche sur une clairière, puis au point de vue mentionné ci-dessus, qui offre un superbe tableau du Cornet. 

De la clairière, on aperçoit le Restaurant de l’Oberdörferberg, où un apéro nous est promis, telle une oasis dans le désert. Il nous reste à traverser un pâturage recouvert de neige sur une pente peut-être enfin douce, avec toujours la bâtisse en point de mire, mais qu’on ne semble jamais pouvoir atteindre.

Le Restaurant de l’Oberdörferberg

Le pensum dure encore 30 minutes pour rallier le restaurant. Les jambes sont lourdes, fatiguées d’avoir dû marcher dans une neige fraîche. Toutefois, on ne peut s’empêcher de se retourner pour admirer le paysage (voir photos). Et quel sentiment de satisfaction en arrivant au sommet! Le Restaurant de l’Oberdörferberg est tenu depuis bientôt trois ans par Luzia Schnyder et Andi Schnider, un couple suisse-alémanique. Il faut savoir que l’établissement se trouve sur terre soleuroise. Nous sommes accueillis par le maître des lieux vêtu d’un bermuda et d’une chemise de lutteur et qui, par sa jovialité et sa convivialité, nous fait immédiatement penser à la Lisou du Restaurant Les Arsattes de la Montage de Moutier. Au menu, un plat typique: les « Alpenmakronen ». Des macaronis avec une sauce à la crème, des lardons et des pommes de terre, accompagnés par de la purée de pomme. Deuxième service inclus. Et en dessert, cerise sur le gâteau, de la Forêt-noire maison. Une tradition instaurée par les anciens tenanciers, le couple prévôtois Jeanne-Lise et André Ryf. Ce bistrot de montagne peut accueillir une trentaine de personnes dans une ambiance chaleureuse et une décoration montagnarde. Il est presque impératif de réserver si vous souhaitez y manger! 

Le retour

Après une bonne heure et demie de pause et la panse bien remplie, il était l’heure de songer au retour. Et n’ayons pas peur de le dire, nous avons choisi la facilité. Nous avons suivi le chemin qui passe par la ferme de montagne Montpelon. De la descente et de la pente douce descendante. Il faut compter environ 1h15 pour rejoindre le restaurant dans le grand virage à Saint-Joseph. De là, nous avons repris le petit train rouge jusqu’à Moutier. Le corps fourbu, mais le devoir accompli et le sourire aux lèvres après cette journée au grand air.

Vous l’aurez compris, le Petit Jurassien a débuté l’année plus gentiment qu’il ne l’avait fini au niveau de ses allers-retours.
En résumé, celui de cette édition se veut court, mais intense. On part très fort sur l’échelle de la difficulté, pour petit à petit arriver au plat et plonger dans la descente. La halte au Restaurant de l’Oberdörferberg est un moment sympathique et les paysages sont au rendez-vous, hiver comme été.

Alternatives 

Cet itinéraire n’est bien sûr pas le seul pour grimper au sommet de l’Oberdörferberg. Vous pouvez aussi prendre la charrière depuis le restaurant à St-Joseph, direction Chaluet (la Binz), puis prendre à droite pour l’Oberdörferberg. Possibilité de prendre les raquettes ou les peaux de phoques en cas de neige.

Il y a également la variante de faire une balade familiale par Montpelon et son sentier des nains, qui longe la route. Cette promenade est facile et ludique pour les enfants, avec des jolis nains en bois dans des petites maisonnettes. C’est l’option que nous avons choisie pour la descente. Pas de chance, les nains sont mis au chaud en hiver…

Pour le retour, les costauds peuvent rejoindre le téléski de Grandval et rejoindre le village par les pistes. Ils peuvent également passer par le Graitery et redescendre sur Moutier par les échelles.


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Stéphane Geiser dit :

25 minutes chrono, et non 30 😉

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